Ce blog est mort.
Il a mal supporté la transition de ses auteurs vers une période moins légère de leur vie.
Le monde professionnel, fin du pain, du vin et des copains?
C’était prévisible, tous les vieux le disent.. « profite mon fils… tu vis les meilleures années de ta vie mon fils… »
Mais il ne méritait pas ça.
Et comme il se trouve que cette nouvelle période de leur vie recèle elle aussi ses perles et ses curiosités, je me permets aujourd’hui de ressusciter la sainte trinité du Cénacle, en vous proposant cette recette, que je tiens d’un vieux mammifère urbain qui connut bien Henry Miller dans sa vingtaine. Elle compte 24 étapes, autant que l’âge qu’il croyait avoir quand il la créa.
Nous espérons qu’il s’en trouvera au moins une pour vous soulager.
Henry Miller et sa santé jamais démentie

Henry Miller et sa santé jamais démentie

Recette contre crise de vocation existentielle et blues automnal
  1. Commencer par écouter Death of a Clown : The Kinks – Death Of A Clown
  2. Se dire que c’est drôlement beau, qu’il aurait fallu vivre dans les sixties. Constater que si le blues automnal se fait moins pesant, la crise de vocation/existentielle est toujours là.
  3. Du coup regarder cette publicité : http://www.youtube.com/watch?v=1FZQ4_9-iLM&feature=related
  4. Se marrer, en particulier lors de la scène du Koala
  5. Se dire qu’on n’en est quand même pas là
  6. Mais se dire qu’on est aussi bien loin de faire des loads of money
  7. Sentir revenir, après le rire, la crise de vocation. Entendre cette musique quelque part dans un coin de sa tête : Cat Stevens – But I Might Die Tonight
  8. Faire un pas dans le vide et se lancer dans un tour exhaustif et frénétique des sites de recherche d’emplois, des écoles de cinéma, des programmes doctoraux, avec Can – Mother Sky en BO.
  9. Se dire qu’on est sur la voie, la bonne, celle du changement, celle de la passion, de la libération.
  10. Se prendre en main et passer à l’action en envoyant des e-mails de candidature dans toutes les directions. Imaginer le résultat idéal de chaque candidature, à Berkeley, à la Fémis ou comme bras droit de M. XZ le ponte de ton secteur qui deviendra demain, c’est sûr, ton mentor et te guidera sans peur et sans reproche, ne laissant aucun doute sur le fait que putain tu la tiens ta vocation, tu étais même né(e) pour ça.
  11. Ressentir l’ivresse et la légèreté propres à ceux qui pensent reprendre le contrôle de leur vie, un peu comme quand au cours d’un voyage tu décides soudainement de quitter cette ville qui commençait à te taper sur les nerfs, pour prendre un bus et changer vite fait de province, de climat, d’atmosphère, de partenaire, allez une bière et hop, voici déjà les conifères des sommets andins… ça va mieux non?
  12. Se rendre compte qu’on est trop légèrement vêtu(e) et trop euphorique pour la saison, éternuer, se dire que le blues automnal c’est pas mal,  l’assaisonner de jazz  Miles Davis – Autumn Leaves
  13. Se dire que ces candidatures, c’est de la connerie en barre (boallshit gueulait le mammifère), et que c’qui faut vraiment, c’est écrire.
  14. Ne pas écrire.
  15. Constater que la nuit tombe. Laver sa tasse de thé, vider son cendrier, tirer un grand fuck au crépuscule en mettant ça très fort sur sa chaîne Hi-Fi : Kavinsky – Nightcall.
  16. Accepter l’invitation d’Ernesto* à sortir.
  17. Boire des Mauri7.
  18. Oublier sa journée.
  19. S’en souvenir.
  20. En pleurer.
  21. En rire.
  22. Faire l’amour.
  23. Dormir.
  24. Répéter, jusqu’à ce que jeunesse se tasse.

* prénom générique employé pour des  raisons évidentes de timidité et d’universalité

Publié par : toniolito | 3 juillet 2010

La Terrifiante Loi du Teuton

Il est 16h03 quand une salve d’explosions matinée de grognements de vuvuzelas rugit dans le ciel berlinois. Thomas Müller vient de marquer le premier but allemand et je suis en train de suer dans mon lit, en pleine guerre contre la fonction rappel de mon réveil. Je savais bien qu’aller se coucher à midi après une longue nuit de fête était une mauvaise idée avec ce match quatre heures après. C’est l’événement de la semaine, six jours après la rouste infligée aux anglais et la foire monumentale qui a suivi, et je suis en train de le rater, bien que j’aie promis cette nuit à Anna de supporter l’Allemagne, incapable de m’opposer plus longtemps à ce qui ressemblait de plus en plus à un ordre, exprimé avec son fort accent allemand dans un français éméché mais parfait.

Gary Lineker : « Football is a simple game: 22 men chase a ball for 90 minutes and at the end, the Germans always win »

Gary Lineker : « Football is a simple game: 22 men chase a ball for 90 minutes and at the end, the Germans always win »

Lire la Suite…

Publié par : grobez | 21 juin 2010

Poème footballistique – Le Corbeau et le Crevard

Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un beau ragôt.
Maître Crevard, par l’odeur alléché,
tenait à connaître les gros mots :
« Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.
Voici un peu de blé ! Racontez le ragôt!
Sans mentir, si votre histoire
Se rapporte à l’équipe de foire,
Je vous promets encore plus de lingots.  »
A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer sa bonne foi,
Il ouvre un large bec, laisse tomber Anelka :

« Va te faire enculer sale fils de pute » a-t-il dit au patron

Le Renard s’en saisit, et dit : « Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout râgoteur
Vit aux dépens de celui qui l’écoute :
Cette leçon vaut bien une première page, sans doute.  »
Le Corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, que ces joueurs, il ne les reprendrait plus.

Grobène Saccomano

Lors d’une discussion arrosée en Bretagne avec d’autres auteurs de ce blog, nous nous sommes posé la question suivante: quand a été découvert la gueule de bois, et dans quelles conditions?

N’ayant pas internet, mais néanmoins armé de solides connaissances en biologie (comme vous pourrez le constater), voici le fruit de mon absence de recherches.

L’Homo Sapiens,  seul représentant actuel du genre Homo, n’a pas toujours régné seul sur la Terre…Pour rappel, l’homme de Néandertal, qui n’est pas une sous-espèce de l’Homo Sapiens mais bien une autre espèce d’homme (certes plus laid et plus idiot), a cohabité avec l’Homo Sapiens avant de s’éteindre il y a 28 000 ans pour des raisons encore inconnues (Epidémie ? Stérilité liée à l’hybridation ? Fusion génétique avec Homo Sapiens ?). Quoi qu’il en soit, ce n’est pas l’Homme de Néandertal qui nous intéresse, mais une autre espèce d’Homo ayant cohabité avec Homo Sapiens, avant de s’éteindre il y a 51 000 ans, pour des raisons cette fois bien connues.

Cet Homo – que les scientifiques rechignent à inclure dans les livres d’histoire et de biologie – est l’Homme de Gro-Magnon. Lire la Suite…

Publié par : toniolito | 15 mai 2010

Darshan: RIP Avatar

Il me semble qu’Apple nous ment quant à l’autonomie de ses machines. Il devrait tout de même me rester assez de batterie pour vous présenter la dernière création de Bartabas et de son théâtre équestre Zingaro : Darshan.

Le théâtre Zingaro a à son actif de nombreux spectacles équestres très réussis. Ils lui ont valu une forte renommée dans le monde entier. Avec Darshan, Bartabas a décidé de profiter de cette renommée pour créer un spectacle à l’ambition artistique effrayante. En effet, Darshan signifie en sanskrit « vision du divin » ou « être en présence de la divinité ». C’est à la tâche délicate d’illustrer cet état que Bartabas  s’est attelé dans cet antre surprenant et remarquable qu’est le Fort d’Aubervilliers.

Darshan, le dernier spectacle de Bartabas et de sa troupe Zingaro
Darshan, la chevauchée onirique

Lire la Suite…

Publié par : toniolito | 13 mai 2010

Beach House : l’Ether Luminifère

Aujourd’hui, je poursuis ma lutte prométhéenne contre l’escroquerie climatique qu’est cet an de grâce 2010 en vous parlant un peu de Beach House, le duo pop de Baltimore, auteur en janvier d’un troisième album dont la beauté insaisissable traverse les saisons sans se flétrir: Teen Dream.

Quand cet hiver, le mercure se la jouait eskimau parigo et que la neige battait des records de persistance sur la Barceloneta, ses mélodies évanescentes capitonnaient de fil d’argent un rêve que j’ai fini par assimiler à celui qui ouvre et clôt l’Arizona Dream de Kusturica. Le rêve d’une cabane de bois bordant un lac gelé, habitée par la lactescente Victoria Legrand. Sa voix puissante et rassurrante résonnait : « I take care of you, if you ask me to » (Take care, à écouter ici).

Beach House, Alex Scally et Vanessa Legrand
Beach House ou l’Ether Luminifère

Lire la Suite…

Publié par : pique-assiette | 11 mai 2010

Ne jetez pas cet article, il peut sauver une vie !

Un billet d’humeur et d’humour noirs par l’ami Ciccio, rédacteur invité en tant que premier pique-assiette d’honneur à la table des copains, pas sectaires, amphitryons même !

« La publicité à la télévision, ça s’adresse UNIQUEMENT aux débiles mentaux »

Coluche commençait avec cette phrase son sketch sur la publicité. C’est une manière comme une autre de séparer rapidement et facilement son audience en deux: les débiles mentaux qui se laissent influencer par la publicité à la télévision d’un côté, et les gens intelligents, fins et cultivés de l’autre (dont je fais partie, puisque j’écris cet article, et dont vous faîtes partie, puisque vous le lisez).

T’as vu ma salopette mec ? C’est une Burberry !

Si j’ai toujours été d’accord avec lui, et que je continue à rire de sa satyre légendaire sur les pubs pour la lessive, je suis obligé de constater aujourd’hui que la publicité a évolué de manière extraordinaire, et que non seulement il ne suffit plus de ne pas être un débile mental pour s’en affranchir (la pub arrive à utiliser et à récupérer pratiquement tous les codes de toutes les tribus urbaines, et il m’arrive hélas bien trop souvent désormais de m’extasier sur une pub parce qu’elle utilise une de mes chansons préférées), mais surtout il est aujourd’hui impossible de s’y soustraire. Et j’en veux pour preuve deux exemples récents qui m’ont franchement écœuré, prouvant que les agences de « com » n’avaient pas fini de me dégoûter par leurs pratiques abjectes (pour re-citer Coluche : « Jusqu’où s’arrêteront-ils ? »). Lire la Suite…

Publié par : toniolito | 10 mai 2010

Greenberg : Going to California

On nous ment. La neige a tenu des semaines sur le plateau de Saclay. La grêle m’a volé le Grand Canyon. Vegas sombrait banalement sous une pluie mesquine et mal intentionnée. A Paris, il fait 4 degrés au mois de mai. 2010 est une absurdité météorologique. Tous les matins, quand j’ouvre mes rideaux pour endurer un nouveau viol climatologique et que le syndrome dit « du supporter du PSG » est tout près, je n’ai pour me consoler que les mots de Mike Skinner, le génial petit cockney de The Streets « I wanna go to heaven for the weather ».

Heureusement pour les impatients, il y a la Californie. Et c’est Albert Hammond qui l’a dit, It never rains in Southern California. Les parrains de la scène musicale new yorkaise des années 2000 l’ont bien compris : l’an dernier ce sont rien moins que Julian Casablancas, David Sitek et James Murphy qui ont quitté Manhattan et Brooklyn pour les collines et les autoroutes de la fascinante Los Angeles.

Greenberg, le dernier film de Noah Baumbach, avec  le génial Ben Stiller et la rafraîchissante Greta Gerwig
Greenberg, le dernier film de Noah Baumbach, avec le génial Ben Stiller et la très rafraîchissante Greta Gerwig

Lire la Suite…

Publié par : mameh | 3 mai 2010

Twisted Minds, Mindtwisters, chap.1

Bon, Il est très tard mais c’est dimanche soir donc je ne dormirai pas, évidemment. Qui plus est, je viens de trouver le sujet de ce qui sera le premier article féminin de ce blog (TATADAAAAA). Je viens de le trouver, et pourtant, cela fait maintenant quelques mois que le sujet revient à mon esprit, si créatif en matière d’associations bizarres. Vous allez comprendre, en tout cas je ferai tout mon possible pour.

Alors voilà, je sais pas vous mais moi, souvent, je relie des choses entre elles. Parfois les associations sont évidentes (vous connaissez tous le coup du marteau rouge), parfois beaucoup, mais alors beaucoup moins. Dans ma tête, je crée des codes, j’invente des correspondances. En bref, je suis obsédée par la pensée sy-sté-ma-tique, les argumentations qui par des associations d’idées tordues arrivent à des conclusions qui apparaissent miraculeusement évidentes. Moi, honnêtement, à chaque fois ça m’émeut.

BREF. Tout ça pour amener le sujet qui m’occupe aujourd’hui, mais depuis un petit moment. Pas sûre que vous ayiez déjà entendu son nom, au Marco. Marco Decorpeliada est un fou, un vrai. Un complètement inconnu, aussi. Un fou du genre génial, un fou qui assume une dérive à laquelle nous sommes nombreux à ne pas oser succomber. Marco abuse, a priori, des correspondances. Mais avec une rigueur….mazette ! que je l’envie. Lire la Suite…

Aujourd’hui, toujours dans le même thème désencyclopédique, une question qui satisfait à la fois mon amour pour les animaux et mon amour pour l’homme.  Pourquoi les chats retombent-ils toujours sur leurs pattes, et surtout pourquoi l’homme retombe-t-il toujours sur sa gueule ?

Comme d’habitude, quelques recherches nocturnes plus tard, voici les quelques informations que j’ai glanées au cours de sessions internet dans nous seuls avons le secret (à suivre ma prochaine question, et peut-être mon sujet de thèse : qu’est-ce qu’une session internet ?). Lire la Suite…

Older Posts »

Catégories